Présentation du programme CLIMAT AmSud destinée aux universités brésiliennes [pt_br]

Genèse du programme

Fort du succès des programmes de coopération scientifique STIC AmSud et MATH AmSud qui regroupent dix pays sud-américains (l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Équateur, le Paraguay, le Pérou, l’Uruguay et le Venezuela) et dans le cadre d’une diplomatie française ambitieuse pour le climat (Accords de Paris, programme MOPGA), le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) a lancé un nouveau programme régional intitulé « CLIMAT AmSud  » sur la thématique de la lutte contre le changement climatique. Son objectif est de promouvoir et de renforcer la collaboration et la création de réseaux de recherche et de développement entre la France et les pays d’Amérique du Sud, de financer des projets de recherche conjoints en lien au changement climatique, enfin de favoriser la dissémination des résultats scientifiques.

L’initiative a été présentée en marge des assises franco-colombiennes de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (Medellín, 12-14 juin) aux représentants des agences nationales scientifiques sud-américaines et aux représentants des organismes de recherche français, qui ont approuvé une déclaration d’intention conjointe permettant d’assurer le lancement de ce nouveau programme Climat AmSud.

Fonctionnement et gouvernance du programme

CLIMAT AmSud est calqué sur les programmes STIC et MATH AmSud :

  • un appel à projets régional annuel (en général entre le 20 décembre et le 20 avril de l’année suivante) ;
  • chaque projet, d’une durée de deux ans, doit associer au moins un groupe de recherche français et au moins deux groupes de recherche d’Amérique du Sud, le financement des projets devant être partagé entre les partenaires. Peuvent postuler des chercheuses et chercheurs d’unités et de laboratoires de recherche publics ou privés, liés à des établissements d’enseignement supérieur, des organismes de recherche, des institutions civiles ou des entreprises associées aux unités de recherche. Un fort accent est placé sur l’équilibre des sexes dans les projets, ainsi que sur l’association de jeunes scientifiques ;
  • la thématique, « variabilité climatique et changement climatique », est volontairement large pour acceuillir toutes les disciplines, y compris les sciences sociales et humaines, dans une approche interdisciplinaire. L’objet des projets est de financer des mobilités : séjours de recherche entre les équipes participantes, la réalisation d’ateliers scientifiques ou d’écoles d’été ;
  • les projets sont évalués (après vérification de l’admissibilité) par un comité scientifique, composé d’un scientifique de chaque institution membre. Les projets retenus alors sont présentés à un comité de direction, également composé d’un représentant de chaque institution membre, qui attribue les financements en fonction de ses priorités : un budget est consacré à ce programme par chaque agence nationale membre pour financer la mobilité de ses propres chercheurs.

La réunion annuelle est l’occasion de réunir le comité de direction en vue de sélectionner les projets, mais aussi d’organiserr un séminaire scientifique et d´assurer la dissémination des résultats du programme.

Le Secrétariat général du programme est en charge de la coordination entre les agences partenaires et du suivi administratif des projets. Il est assuré conjointement par l’agence nationale de la recherche et du développement du Chili (ANID) en coordination avec l’ambassade de France au Chili (délégation régionale de coopération pour l’Amérique du Sud).

Membres (à jour au 7 février 2020)  :

Pour la France :

  • CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) ;
  • le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) ;
  • INRA (Institut national de recherche en agronomie) ;
  • IRD (Institut de recherche pour le développement) ;
  • INRIA (Institut national de recherche en informatique et automatique).

Pour l’Amérique du Sud :

  • agence nationale de la recherche et du développement (ANID, ex-CONICYT) du Chili ;
  • ministère des Sciences, technologie et innovation d’Argentine ;
  • ministère de la Science, de la technologie et de l’innovation (MINCIENCIAS) de Colombie ;
  • Conseil national des Sciences, de la technologie et de l’innovation technologie (Concytec) du Pérou ;
  • Agence nationale de la recherche et de l’innovation (ANII) de l’Uruguay ;
  • Conseil national de la science et de la technologie (CONACYT) du Paraguay ;
  • Université Mayor de San Andrés (UMSA) de Bolivie.

Attentes vis-à-vis du ou des partenaires universitaires brésiliens

Traditionnellement, les référents du programme pour chaque pays sont l’agence nationale en charge de la science et de la technologie. Mais il arrive que d’autres structures siègent à côté, ou à la place, de ces agences (Bolivie ici ; pour STIC et MATH : Chili, Brésil). Dans tous les cas, ces structures nationales doivent être en mesure d’apporter un financement et de le gérer, d’identifier les membres des comités chargé d’analyser les projets. Surtout, très concrètement, la structure nationale doivent assurer le suivi logistique des projets dont ils ont la charge : achat des billets d’avion, versement d’indemnités, gestion administrative des missions. La charge de travail dépend du nombre et de l’ampleur des projets financés.

Informations complémentaires

Le site regroupant toutes les informations, conditions de participations, textes et formulaires, est www.sticmathamsud.org/fr/climat/presentacion/.

Julien Chauvet, attaché régional de coopération et Laura Hochmann, adjointe de coopération régionale pour les programmes STIC, MATH et CLIMAT AmSud, apporteront toutes les précisions aux intéressés : julien.chauvet@diplomatie.gouv.fr, lhochmann@anid.cl.

publié le 06/04/2020

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